La dernière séance en trois séquences
Vendredi 1 février à 15h : c’est la dernière séance publique du conseil général du Rhône pour le mandat 2001 - 2008. Dans les tribunes du public : les collégiens du Rhône élus “conseiller général jeune” par leur classe.
- séquence satisfaction - En tant que vice-président délégué à l’Insertion, je présente quatre rapports sur le RMI avec un engagement financier de 8 millions d’euros pour l’intégration professionnelle des bénéficiaires (ils sont 22 000 dans le Rhône). Enjeux : développement des “brigades vertes” (entretien des rivières et des chemins), des “brigades blanches” (travaux dans les appartements de l’OPAC du Rhône), et des “AMIS” (agents de médiation que vous croisez dans le métro avec leur blouson rouge et gris), convention avec l’ANPE pour l’accompagnement vers l’emploi de 7 200 bénéficiaires du RMI , expérimentation du revenu de solidarité active (RSA). Dernier rapport : les référents d’insertion pour tous les bénéficiaires du RMI sans exception. C’est, après le versement de l’allocation RMI elle-même, la charge la plus lourde du budget Insertion qui se monte au total à 160 millions d’euros pour 2008. Pour la huitième fois depuis 2002, mon rapport est voté à l’unanimité. Je m’en trouve conforté au moment de revenir vers les électeurs.
- séquence surprise - On en vient au plat de résistance : le vote du budget du département du Rhône pour 2008. Figures de style convenues : la majorité (UMP et UDF-Radicaux et Indépendants) argumente en faveur du “pour”, l’opposition (PS - PC) ferraille pour le contre. Mais, au moment du vote - ô surprise - le groupe des 20 élus PS … s’abstient. Reconnaissance de la qualité irréprochable du travail de l’exécutif ? Manoeuvre de séduction pour préparer l’avenir ? Joker.
- séquence émotion - A la fin de la séance, le président Mercier salue les 9 conseillers généraux qui ne se représentent pas. Ce sont les élus des cantons de Lyon-Guillotière, Caluire, Condrieu, Vénissieux-sud, Tassin, Neuville, Décines, Limonest et Tarare. Les intéressés répondent avec émotion, et parfois une touche de mélancolie. Je perçois alors ce qui fait le grand bonheur du mandat de conseiller général : comme chacun est l’élu d’un territoire distinct (son canton), nul n’est le concurrent actuel ou potentiel de son voisin. D’où cette singulière ambiance de coopération et de cordialité sans affectation. Les élus du conseil général n’ont rien d’autre en partage que l’intérêt général du Département.