Bondé, l’amphi. Pas celui de la fac. Celui de la “Salle 3000″, à la Cité Internationale, où la CGPME recevait ce matin Nicolas Sarkozy. Avec 20 minutes d’avance sur son programme, devant 2 500 entrepreneurs impatients de se savoir compris et encouragés, le Président a annoncé des décisions concrètes : réduction des délais de paiements, simplification de la loi TEPA, suppression des seuils qui pénalisent les petites entreprises qui embauchent.
Une image m’a frappé dans son propos : “sans les entrepreneurs et leurs salariés, c’est toute la cathédrale de la protection sociale qui s’écroule”.
J’ai aussitôt fait le lien avec ma mission de vice-président du conseil général délégué à l’Insertion. Pour aider ceux des 22 000 allocataires du RMI du Rhône qui sont les plus aptes à retrouver le chemin de l’emploi, j’ai choisi avec le président Mercier de privilégier les partenariats avec les entreprises, en particulier par les contrats aidés.
A ce jour, 1 380 allocataires RMI du Rhône ont bénéficié d’un contrat d’insertion RMA (revenu minimum d’activité). Ce dispositif associe le Département, qui verse l’allocation RMI, et l’employeur privé, qui complète au niveau du SMIC horaire le salaire du bénéficiaire qu’il emploie à l’essai pour 6 mois à temps partiel. Une fois sur deux, ce contrat d’insertion RMA trouve une issue positive, principalement en CDI.
Fait marquant : 82% des entreprises partenaires du dispositif RMA sont des TPE (très petites entreprises : < 20 salariés) et 15% des PME (< 250 salariés).
Nicolas Sarkozy a bien fait de venir encourager ces “petits patrons” : ils sont en première ligne de la lutte pour l’intégration professionnelle.