La Presqu’île accueille certains jours 200 000 visiteurs qui viennent pour leurs affaires, leurs courses ou leur détente. C’est dire la pression qui pèse sur les quelque 30 000 habitants du 2e arrondissement. S’il reste le phare des convivialités lyonnaises, c’est à sa tradition résidentielle qu’il le doit. Lyon est une ville latine : elle ne fait pas qu’utiliser son cœur, elle l’habite.
J’ose la tournure « Presqu’île sociable » (du latin « sociare » : mettre en société) : il s’agit de permettre à chacun d’y trouver dignement sar place malgré le grand âge, le handicap, des revenus modestes, ou quand la famille s’agrandit.
Dans le 2°, le Département y travaille en mobilisant ses compétences légales : protection maternelle et infantile, prise en charge des mineurs en difficulté, fonctionnement des collèges, actions socio-éducatives, aide au logement des plus démunis, insertion, prise en charge des personnes âgées, handicapées ou en grande difficulté, accès aux soins.
Mes priorités pour le mandat 2008-2014 :
- la création d’un nouvel hébergement pour adultes porteurs d’un handicap mental,
- la création de nouveaux logements par l’OPAC du Rhône,
- la création de « micro-crèches », afin d’aider les jeunes familles à se maintenir au cœur de la ville,
- la création entre Perrache et Cordeliers d’un nouveau lieu de vie pour personnes âgées dépendantes, éligible à l’APL et à l’aide sociale versée par le Département. Je m’appuye sur les compétences des professionnels de la MDR et des associations du 2° tournées vers les seniors pour préfigurer le projet. Ce pourrait être par exemple un domicile collectif pour une dizaine de personnes, y compris en couple, dont le suivi serait assuré par la mutualisation des interventions des services d’aide et de soins à domicile. Actuellement à l’étude, la réalisation devrait intervenir d’ici 2013,
- la création d’une plateforme de répit destinée aux aidants bénévoles de seniors atteints de la maladie d’Alzheimer.